Introduction
21 Sep 2008 
Ecrire est un de mes passe-temps favori, même si le temps que j'y passe reste relativement faible, j'aurai tort de dire que ce n'est pas quelque chose d'important pour moi.
Au fur et à mesure que j'ai grandi, j'ai commencé à prendre d'abord conscience de la nostalgie qui m'habitait, et que je n'étais pas forcemment quelqu'un d'heureux.
Mes reflexions n'ont jamais cessées depuis lors, et une partie d'elle se fait par l'écriture.
Outre la reflexion, écrire est également un bon moyen de se détendre, de s'amuser (avec les mots), et de s'exprimer.
Au final de plusieurs années d'exercice, les résultats sont maigres. A mon niveau, je ne suis pas très productif. Mais vous l'aurez compris, loin de moi de vouloir écrire pour produire. Ce qui importe c'est écrire.
Le résultat est parfois nul : la selection est drastique, et parfois le fond de notre écrit n'est plus en accord avec ce que l'on pense maintenant.
Parmis tout ca, j'essaierai de vous présenter de la facon la plus agréables les écrits que j'ai selectionné.
J'espère que vous apprécierez !

Vincent.
Vincent · 54 vues · 0 commentaires
Premiers Songes :
20 Sep 2008 
-Matière Grise Concentrée : Idées Noires...-



L'insecte et le Lampadaire

Blottis dans les tréfonds des ténèbres,
Au creux de ta macabre chrysalide,
C'est une hideuse existence que tu mènes...
Ta présence n'est qu'une absence incertaine.
Pur fruit du hasard une chance sur des centaines
De milliers. Tu préfères oublier que tu es
Plutôt que de devoir te faire tuer.

Tu semble dormir, tremble, devant la pensée
Pesante d'un avenir vide, déviation évidente du passé.
Pas assez fort pour tenir face à ce film, cette série B,
Criblé de clichés, biographie chétive à l'effigie
D'une flamme de bougie qui rougit
Avant de s'éteindre, tu la cherches; essaies de la peindre,
Jusqu'au jour où il te faudra décrire celle de l'arc en ciel bleuté.

Bluffé, stupéfait par les effets, où tout est euphémisme,
Te voilà possédé, hanté par la plus pure des lueurs.
Tu cèdes devant l'obsession, ressens la douleur.
Elle te murmure tes faiblesses, elle t'embrasse et t'agresse.
Elle est tout, tu n'es rien. Te voilà étouffé par le schisme.
Tu aimerais bien, mais tu ne veux pas que cela cesse.

Tout te dépasse : subis, subis... et obéis à tes lubies.


Vincent.


Le Sens (giratoire) de la Vie (INACHEVE)


Aujourd'hui...

Aujourd'hui il fait nuit, en plein jour,
Et partout tout est gris, tout est lourd.
Aujourd'hui tout est aigri : une toux s'aggripe
Autour de nos cous, autour de nos tripes.
Tandis que les gouts se meurent, aucun atout ne demeurent.


Et voilà que...


Et voilà que j'ouïe le bruit sourd des perles translucides
Qui se brisent par surprise à la surface
Du pare-brise. Ici déferlent les eaux acides
D'une impasse. Impossible de trouver ma place.
Souvent, je me surprend à singer une paire d'essuie-glace,
Qui se balancent sans cesse dans un plan de l'espace.

Et puis...


Et puis je traverse ces passages piéton sous une averse
De profondes aversions qui enduisent et réduisent mon esprit.
Je songe au singe de la pire éspèce que je suis.
Une trombe de questions existencielles me transperce.
Il y a, sur la voie où je m'insère, des virages hérissés de herses.
Au fond, dans mes viscères, je sais que c'est le trafic qui m'emporte,
Mais pas l'inverse, jamais l'inverse...

Et Parfois

Parfois mon parcours s'entoure de l'éclairage volatil des lampadaires,
Se parre de mirages : un visage, du courage de l'espoir.
Parfois les illusoires désirs auquels j'adhère,
Tout droits sortis de mon naïf imaginaire,
S'emparent de moi comme rayonnent les pleins phares,
Dévoilant les plus incertaines zones de ma mémoire.
...(inachevé)

Vincent.

Je doute de ma route.

J'avais écrit un paragraphe, un autre de plus
j'l'ai effacé sans trop fait gaffe... c'était un rictus
envers ces jours propices, avec leur nuées menaçantes,
qui te désignent le précipice, les eaux troubles effervescentes,
de la remise en question, lancinante analyse :
"trop de réflexions sans actions", tout ca me paralyse.

J'avais pourtant un objectif, un défaut à combattre,
j'pensais plus être dépressif, à défaut de n'plus m'abattre,
m'apitoyer sur mon sort, j'avais une voie où me rabattre.
J'en avais marre, je voulais quitter la case départ,
Mais toutes ces voix qui me maltraitent sont dans ma tête.
J'avais donc tort, je suis malade, je suis bizarre.

J'deviens accro à la musique, je suis trop à cran,
comme ceux qui fument ou ont des tics.
Elle me console quand je suis seul,
quand je m'endors sous mon linceul,
quand j'suis dehors et que je cours,
même que j'adore chanter en cours...

Je regarde avec amertume, mes mains qui vibrent,
Je sens mon cœur qui se consume fibre après fibre,
des fois j'me dis que je finirai par dev'nir fou,
du dimanche au lundi j'me demande bien ce que je fous.
Je ne suis qu'un type pathétique qui se morfond dans le décor.
A trop tourner en rond je finirai bientôt dans le décor.

Je ne sais plus vraiment à quel saint me vouer,
je veux remettre de l'ordre, j'me donne des ordres,
mais ca déborde, j'me force beaucoup mais je dois avouer
que je doute connaitre un jour le succès, j'envisage plutôt mordre
jusqu'au jour de mon décès, la poussière ou le bitume.
Alors j'attends, j'essaie, j'espère, j'assume.

Je voudrais changer mais je reste le même,
je voudrais m'arranger et que je m'aime
pour ce que je suis et ce que je sème.
Être enfin moi, plus schizophrène,
être devant, plus à la traine,
j'veux un parcours que seul je mène.

 

Vincent.

 


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